Rencontre
L’invisibilité du local
Carte blanche à la Cinémathèque de Grenoble (1/2)
Appartient au cycle : La Cinémathèque idéale des banlieues du monde
Le 28/09/2026
à 19h00
Tout public
En présence d’Anaïs Truant (directrice de la Cinémathèque de Grenoble), Tillyan Bourdon (chargé des collections) et Vincent Sorrel (enseignant-chercheur, cinéaste et président de la Cinémathèque de Grenoble)
Grenoble a connu pendant les années 1970 une effervescence cinématographique inédite, portée par l’ambition de faire un cinéma-proximité dont l’enjeu était de réduire la distance entre le cinéma et la réalité. Des bourses d’aide à la création ont été mises en place pour développer une politique cinématographique d’expression locale. Cette production modeste est guidée par la volonté d’ancrer la réalisation dans la vie sociale pour mieux rendre compte de sa diversité. La Cinémathèque de Grenoble travaille aujourd’hui à restaurer cette cinématographie ordinaire réalisée depuis l’intérieur de la société qui, en proposant aux citoyen·nes de se représenter elles·eux-mêmes, a produit localement un service public de la création cinématographique.
Josette
Alain Thomas
France, 1977, couleur, 52 min, vf
Film restauré par le service patrimoine du CNC
Ce film, dont l’image a été réalisée par Yann Le Masson, et tout juste numérisé par le CNC, enquête sur la vie et la mort d’une jeune ouvrière, décédée d’une septicémie, suite à un accouchement : ce portait d’une absente est sans concession sur la vie dans une cité ouvrière au prisme des relations hommes-femmes : « un groupe d’entre eux s’interroge sur les rapports au sein du couple. Les filles mettent en cause, dans une longue discussion improvisée, sinon jouée, devant la caméra, les conceptions rétrogrades de l’amour qu’ont certains garçons ».
Pour un cinéma-proximité
Conférence par Vincent Sorrel
1 h
À partir d’archives et d’extraits issus de la production associative grenobloise des années 1970, Vincent Sorrel reviendra sur la réflexion portée par les animateur·rices d’une politique municipale qui conciliait création et militantisme, pratiques sociales et cinématographiques. Ces films qui relèvent de démarches collectives, plus égalitaires et inclusives, soulèvent des questions passionnantes sur l’utilité sociale du cinéma, ses fonctions et ses moyens, notamment techniques, avec la présence de la société Aaton.
Publié le 07/07/2026 - CC BY-SA 4.0